Le passé de Vendays-Montalivet

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Le territoire de Vendays-Montalivet a été peuplé dès la préhistoire, comme le démontre le site de la Pinasse. On retrouve aussi une voie romaine sous le chemin de Reyne, vers l’Hôpital.

Cependant, les traces de ce passé lointain ont été depuis recouvertes par l’océan. La seule trace persistante est le nom de « Vendays », contraction des mots gaulois vindos (blanc) et ialo (clairière).

Le développement de la commune s’est fait lentement pour deux raisons.

D’abord, la ville est enclavée dans les marais, bien que les Hollandais les aient asséchés. De plus, sa situation géographique, à la pointe du Médoc, a aussi freiné le développement des liaisons routières.

A la fin de la Guerre de Cent Ans, après la domination anglaise, la ville devient un petit fief de la seigneurie de Lesparre. Deux maisons nobles y sont alors construites : celles de La Salle et celle de Périguey. C’est en 1762 que Vendays prend son indépendance de la seigneurie de Lesparre, par la baillette du Duc de Gramont à Pierre de Bailly.

Montalivet, lieu-dit de la commune, se développe considérablement en 1852, date à laquelle une station balnéaire y est créée en raison de l’attrait nouveau pour les bains de mer. Avec la construction de routes forestières et d’une ligne de chemin de fer entre Lesparre et Bordeaux, la foule y est chaque année plus nombreuse. C’est à cette époque que la ville prend le nom de « Vendays-Montalivet », en l’honneur de Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet, Pair de France et ministre de l’Intérieur sous Napoléon Ier.

L’origine du nom de « Montalivet » a fait l’objet d’autres hypothèses.

Il pourrait provenir du nom d’un ancien berger, Libet, dont on disait dans le patois local quand on lui amenait des provisions alors qu’il faisait paître son troupeau, « jou mounte a Libet ». On raconte également qu’un navire transportant des olives se serait échoué sur un banc rocheux au large de Soulac, et que sa cargaison, déviée par les courants marins, aurait échoué sur la plage de Vendays, qui serait ainsi devenue le « Mont des Oliviers » : Monte Oliveto. L’historien Jean Dufour rapporte aussi les hypothèses sur une origine bretonne (« avel eleiz »,  le vent en plein) ou encore gasconne (« mont alibet », mont nu).

En 1949, sur une parcelle proche du littoral incendiée par les allemands, s’implante le plus grand centre héliomarin d’Europe. Quand quelques années plus tard la Fédération Naturiste Internationale y est créée, la renommée de Vendays-Montalivet dépasse les frontières.

D’une population estimée à plus de 2 500 habitants à l’année, ce chiffre s’élève jusqu’à 35 000 en période estivale.